jeudi 10 mai 2012

L'inclusion scolaire

Dans le cadre de mon cours d'inclusion scolaire, j'ai conçu une vidéo visant à sensibiliser les acteurs en éducation. Je vous l'invite à la visionner et à lire les explications suivantes qui décrivent en profondeur l'importance de cette vidéo.

L’inclusion scolaire

La problématique

La pédagogie de l’inclusion est encore méconnue dans les écoles québécoises. En effet, les acteurs scolaires confondent encore l’intégration et l’inclusion. De plus, de par cette carence évidente en informations dans les établissements scolaires, les attitudes sont plutôt négatives envers l’inclusion scolaire. L’intégration étant étroitement liée à l’inclusion scolaire, les enseignants ayant vécu des expériences négatives d’intégration sont inévitablement craintifs et réticents à l’idée d’une autre pédagogie qui les amèneraient à avoir des classes encore plus hétérogènes. D’ailleurs, une recherche effectuée par Nadia Rousseau et Stéphanie Bélanger (2003) démontre que 60% des enseignants qui font présentement de l’intégration scolaire ne sont pas ouverts à implanter un système inclusif dans leur classe. Ainsi, par ces résultats, il nous est possible d’affirmer qu’une trop grande proportion des enseignants n’est pas ouverte à la pédagogie inclusive. Par conséquent, il nous semble primordial de faire quelque chose pour renverser la vapeur et créer cette étincelle chez les enseignants qui les amènerait à s’intéresser à l’inclusion scolaire.
Ainsi, la question qui s’impose est : « Comment est-il possible de provoquer un déséquilibre chez les enseignants afin qu’ils cherchent à s’informer et à développer des attitudes positives envers la pédagogie de l’inclusion scolaire? » 
Notre outil 
L’outil que nous avons conçu est une vidéo visant à sensibiliser les différents acteurs sociaux quant aux bienfaits de l’inclusion scolaire. Cet outil est d’abord destiné aux enseignants qui sont présentement dans le milieu scolaire. Par ailleurs, il peut être distribué aux directions d’école qui souhaitent amener une nouvelle pédagogie dans leur école. De plus, cette vidéo peut aussi être accessible à tout le personnel, y compris les non-enseignants. Elle vise d’abord à sensibiliser, et comme l’inclusion scolaire est un moyen pour parvenir à développer une société entière inclusive et respectueuse des différences, il est judicieux de rendre la vidéo ouverte à toutes les personnes travaillant auprès des élèves. Dans le but de faire bouger les choses le plus rapidement possible, notre équipe a décidé de diffuser la vidéo dans les réseaux sociaux, dès que cela sera possible. De plus, durant le colloque, nous donnerons une carte de référence à tous les visiteurs pour qu’ils puissent retrouver notre vidéo et ainsi, la revisionner.
Pourquoi
 Nous estimons que notre outil répond  réellement à notre problématique, car nous cherchons à provoquer un désir de trouver une méthode qui vise la réussite de tous les élèves. Notre outil est accessible et facile à utiliser grâce à son support. Il contient d’ailleurs une vidéo que nous avons conçue à l’aide de quelques professeurs impliqués dans l’implantation d’un système éducatif inclusif, de futurs enseignants motivés à jouer un agent de changement dans la société et des enfants qui bénéficieraient d’une pédagogie inclusive.
Nous avons choisi comme outil de faire cette vidéo « choc » parce que, dans nos expériences antérieures, nous avons remarqué que c’est souvent par le biais de ce genre de vidéo (publicité) qu’on a le goût de se mobiliser. Ce type d’outil amène les personnes à en parler, à discuter et ainsi, à vouloir s’informer et s’impliquer. Cela crée un conflit entre les préconceptions des enseignants et la réalité qui leur est exposée. Ce contraste les amène à être déséquilibrés et ainsi, cela les motive à en apprendre davantage. (réf. Conflit cognitif)

Parce qu'on ne peut passer à côté de la gestion de classe...

Je vous offre ici un court travail que j'ai effectué dans mon cours de gestion de classe. Il s'agit de plusieurs trucs intéressants à exploiter et tout simplement un petit rappel de ce qui est bien d'implanter au sein de votre classe!
«  C’est en forgeant qu’on devient forgeron » (Langness, 1997). Cette citation en dit long sur le travail qu’on a à faire avec nos élèves en classe. En fait, cela établit indirectement que mieux vaut miser sur des situations d’applications réelles sur les règles de la classe que de les énumérer sur une petite liste accrochée dans un coin de la classe. Un des principes qui me tient à cœur est qu’il faut constamment favoriser l’accroissement de l’efficacité de ses actions auprès des élèves. Ainsi, pour exercer mes compétences en gestion de classe, je dois me rappeler que « le premier pas est certainement de définir, pour soi-même, sa philosophie de l’éducation. L’enseignante doit être au clair avec ses principales valeurs et ses croyances en matière d’éducation. Pourquoi fait-elle ce métier? Quels sont ses objectifs? Quelle est sa conception de l’apprentissage? […] » (Caron, 1994) (p.42) À travers les éléments ci-dessous, mes premiers pas et premières réflexions vers une gestion de classe s’établiront. Chose certaine, mon parcours vers la compétence ne s’arrêtera pas là…

Comment accueillir mes élèves dans la classe
L’accueil dans une classe est un facteur très important à tenir compte pour créer un climat de confiance et de respect qui seront les bases pour poursuivre d’autres tâches et projets. Je crois que dès le départ, je vais accueillir mes élèves avec de grands sourires et des regards positifs. Quoi de mieux qu’une petite activité pour essayer de les connaître davantage. Par exemple, une activité d’accueil pourrait être de demander aux élèves d’écrire un court texte les présentant, en abordant des informations de base (leur nom, leurs intérêts, etc.) Sur la même feuille, les élèves devront se dessiner. Ils devront coller la feuille sur un carton qu’ils découperont en plusieurs pièces. Ils devront échanger leur « casse-tête » à un autre élève de la classe qui devra le reconstituer.

Mes attentes
Les attentes ciblées ci-dessous sont définies dans l’optique de faire développer chez les élèves leur autonomie et l’effort du travail. Je veux créer un climat propice à l’apprentissage où tous auraient son lot de responsabilités. En d’autres mots, il est important pour moi de créer une communauté d’apprenants, où chacun pourra s’aider à apprendre.
Mes attentes
Ce que j’attends de chaque élève :
*      Il fait son possible pour suivre et comprendre en classe
*      Il se respecte soi-même et respecte les autres en gestes et en paroles
*      Il s’exprime tout en respectant le tour de parole
*      Il est autonome et il sait demander de l’aide lorsque la situation est appropriée
*      Il est curieux et cherche à en savoir toujours plus ou du moins, il démontre une ouverture face aux nouvelles connaissances
*      Il participe à sa façon dans la vie de groupe et il comprend les rôles qu’il a à jouer
*      Il garde son environnement propre
En énonçant clairement les comportements adaptés que je désire voir dans ma classe, les élèves sauront davantage à quoi s’en tenir avec moi.
 
Il y a une chose que je dois travailler et garder en tête : ne jamais tolérer l’intolérable. Fixer mes limites et intervenir rapidement me permettront de ne pas perdre le contrôle de ma classe. Comme j’ai envie de mettre à profit le groupe et les inclure dans les décisions de la classe, je vais permettre aux enfants de pouvoir bâtir avec moi le référentiel des conséquences logiques associées aux comportements indésirables. Ainsi, les élèves ne pourront pas être surpris et déstabilisés des conséquences qui leur seront accordées, car à prime abord, ce sont eux qui les auront choisies.

Les comportements que je désire voir dans la classe :
*      Parler à son tour, lever la main pour parler et écouter attentivement les autres lorsqu’ils parlent
*      S’adresser aux autres par leur prénom              
*      Manifester calmement son désaccord
*      Respecter le matériel fourni en classe
*      Partager et fournir de l’aide si nécessaire
*      Circuler dans la classe et dans les corridors en silence
*      Avoir le sourire et la bonne humeur
L’établissement de mes règles dans la classe
Mes règles de classe seront utilisées au « nous » puisque je veux que tout le monde soit impliqué dans le respect des règles.
Règles
Raisons
Mesures d’encouragement
Mesures d’aide
Nous respectons les autres en gestes et en paroles

Pour avoir une harmonie sécurisante en classe
Félicitations et certificat de bonne conduite, etc.
Contrat, rencontre individuelle, jumeler avec coéquipier modèle
Nous prenons soin du matériel commun
Utilisation du bien commun
Montrer les avantages/ Félicitations
Défi à élaborer avec l’élève, contrat, démonstration de l’utilisation du matériel, etc.
Nous nous engageons activement dans les situations d’apprentissage

Le bon fonctionnement de la classe en général et des activités
Intérêt pour le comportement adapté
Cahier de réussite, jumeler avec un coéquipier modèle, etc.
Nous apportons toujours en classe le matériel nécessaire
Le bon fonctionnement des activités
Félicitations, démontrer les avantages
Fiche de rappel, bracelet de rappel, contrat, etc.


Les procédures
En ce qui concerne les procédures, j’ai déniché une liste (Langness, 2004, p. 66) qui me servira sûrement. Lorsque j’enseignerai les procédures, je vais me servir des composantes de la démarche d’enseignement des procédures (Archambault et Chouinard, 2009, p. 86, encadré 2.5) et de la procédure selon le quoi faire, le comment faire, le quand le faire et le pourquoi le faire. Mon enseignement permettra d’assurer des comportements mieux compris et mieux adaptés. Voici donc quelques exemples de procédures que j’établirai :
Entrée en classe : Lorsque tu entres en classe, tu dois entrer calmement, en marchant et en silence. Tu vas ensuite t’asseoir à ton bureau. N’arrive pas en classe en courant (contre-exemple), car tu risques d’accrocher les autres et de ne pas respecter la règle de la classe.

Les tours de parole : Lorsque tu veux parler, tu lèves la main pour y avoir droit et lorsque quelqu’un d’autre parle, tu l’écoutes attentivement. Ne parles pas en même temps qu’un autre élève (contre-exemple), car cela nous empêchera de tous se comprendre et ainsi de ne pas pouvoir apprendre plein de nouvelles choses.
Le fonctionnement en équipe de travail : Durant les activités d’équipe, tu prends ta place et quand tu as besoin d’aide, tu restes assis et mets le carton bleu sur le coin de ton bureau. Ne te lève pas (contre-exemple), car si tout le monde se lève en même temps, cela m’empêchera de voir vraiment ceux qui ont besoin d’aide.

La remise des devoirs : Le matin, lorsque tu rentres en classe, tu sors tes choses de ton sac et tu viens porter immédiatement tes devoirs ou papiers signés dans les bacs appropriés. N’attends pas de me les remettre plus tard dans la journée (contre-exemple), car cela pourrait m’indiquer que tu as eu plus de temps pour faire tes devoirs que les autres, ce qui est injuste.

Le rangement du matériel : Préscolaire : Lorsque je commencerai à chanter la chanson du ménage, tu dois commencer à ranger ton matériel et lorsque je terminerai, tu devras avoir tout rangé. Je vous demande de ne pas attendre au milieu de la chanson pour commencer votre ménage (contre-exemple), car vous n’aurez pas assez de temps pour tout ranger.


Les comportements que je ne tolère pas :
*      L’utilisation d’un langage indécent et l’arrogance (vulgarité, blasphème)
*      Un élève qui ne coopère pas (hostile, attitudes négatives)
*      Un élève qui ne veut pas s’aider lui-même
*      Un élève qui est agressif (comportement agité)
*      Un élève qui manque de respect à ses pairs et/ou à moi
*      Un élève qui harcèle (menace, attaque verbale, dénigrement, racisme) certaines personnes
*      Un élève qui arrive toujours en retard ou trop souvent absent
*      Aucun plagiat et tricherie ne sera toléré
*      Tenue vestimentaire inacceptable
Comment garder son calme en classe
Je réussis à garder mon calme lors des interventions auprès des élèves à l’aide de plusieurs moyens diversifiés. Par exemple, je dois éviter de hausser le ton, mais je dois tout de même rester ferme quant aux précisions que j’ai à fournir aux élèves. Le ton colérique de l’enseignant peut rendre anxieux les élèves qui ne sont pas concernés par le problème. Je dois me répéter mentalement que le comportement ou les paroles du jeune ne sont pas des attaques envers moi, mais plutôt une façon dont dispose l’enfant pour indiquer une difficulté. Enfin, lorsque la situation risque de rendre mon état trop émotif, je crois qu’il est mieux que je reporte mon intervention et que je retrouve mon calme avant de m’emporter dans une cascade avec l’élève, ce qui pourrait alors nuire à toute la gestion de la classe. Dans certaines situations, il est difficile de garder son calme, c’est pourquoi je considère que le moyen d’intervention de base qui est le plus difficile à mettre en place est celui pour l’intérêt pour les comportements adaptés. Il semble en effet être plus facile de réagir face à ce qui dérange et ne pas tenir compte de ce qui va bien. Par contre, en faisant cela, on inculque à nos élèves qu’on accorde juste de l’attention à ce qui est dérangeant, et ce n’est pas ce que je veux faire dans ma classe.
Soutien à l’intervention auprès de l’élève perturbateur
Questions à se poser
Étapes de l’intervention
L’élève connait-il les attentes que j’ai envers lui?
Expliquer clairement les attentes, les règles et les procédures (constance et cohérence)
L’élève comprend-il bien en quoi consistent mes attentes?
Faire prendre conscience à l’élève des conséquences possibles aux gestes inadaptés en donnant des exemples et contre-exemples
L’élève a-t-il vu des stratégies nécessaires pour bien se comporter en classe?
Offrir à l’élève des stratégies, des processus de résolution de problèmes, des modèles adéquats et lui offrir des mesures d’aide en cas de besoin
L’élève comprend-il la pertinence des activités d’apprentissage et le défi qu’elles constituent?
Démontrer à l’élève les avantages et l’utilité de l’engagement et de l’effort. Lui faire comprendre ce qu’est le défi et lui en créer un personnalisé.
L’élève fait-il exprès pour se comporter ainsi?
Vérifier les causes de la situation. Imposer un référentiel à l’élève des aptitudes à adopter.
Les situations d’apprentissage sont-elles assez différenciées pour lui permettre de s’engager à sa façon?
Vérifier les connaissances antérieures de l’élève et ne pas hésiter à apporter des modifications aux situations d’apprentissage. S’assurer de son intérêt et tenter de le recentrer.
(Achambault et Chouinard, 2009)
Autres pistes d’intervention à adopter en classe :
ü  Montrer aux élèves que nous sommes en plein contrôle de chaque situation, même si c’est parfois le contraire
ü  Ne jamais tolérer l’intolérable et ne pas sous-estimer les dommages qu’un comportement perturbateur peut causer en classe
ü  Ne pas entrer dans l’escalade, surtout pas devant les autres élèves
ü  Réagir calmement (voir comment garder son calme en classe) et maîtriser ses émotions
ü  Rencontrer l’élève en privé pour connaître les causes de ce comportement
ü  Permettre une réorganisation de la classe si nécessaire
ü  Rencontrer les parents si le comportement persiste
ü Solliciter la collaboration de l’équipe-école ou d’une personne ressource (TES, psychoéducateur, direction)
Pour conclure, en ayant travaillé sur des aspects de la gestion de classe, je me rends compte que la gestion de classe ne se résume pas seulement à ces tableaux, ces règles ou ses principes. En effet, je devrai comme enseignante, m’engager auprès des élèves pour les amener aux aussi à s’engager dans le processus d’acquisition de leurs connaissances et du développement de leurs habiletés en classe. Afin de poursuivre mon cheminement en gestion de classe, je me fixe comme prochain défi de construire un système de motivation personnalisé. En ayant commencé à analyser quelques systèmes, j’ai envie d’en créer un, où les élèves pourraient se fixer des défis. J’ai aussi l’idée d’inviter les élèves à me donner des défis. Ainsi, tout le monde dans la classe aurait un défi et tout cela contribuerait à renforcir les relations dans la mini communauté d’apprenants que je désire voir grandir dans ma classe.


Références
Image
Gestion de la classe branchée en réseau, http://www.tact.fse.ulaval.ca/pedagopolis/gestion/texte/prim.htm
Livres :
ACHAMBAULT, Jean et Roch, CHOUINARD, Vers une gestion éducative de la classe, Gaëtan Morin Éditeur, 3e édition, Montréal, 2009, 332 p.
CARON, Jacqueline, Quand revient septembre…guide sur la gestion de classe participative, Les Éditions de la Chenelière, Montréal, 1994, Volume 1, 450 p.
CARON, Jacqueline, Quand revient septembre…recueil d’outils organisationnels, Les Éditions de la Chenelière, Montréal, Volume 2, 438 p.
LANGNESS, Teresa, Ma première classe, stratégies gagnantes pour les nouveaux enseignants, Chenelière Éducation, Montréal, 223 p.
Site Web :
Gestion de classe, C.S. des Samares, 2010, [En ligne], http://recit.cssamares.qc.ca/gestion_classe_samares/index.php?view=article&id=103%3, (Page consultée le 6 octobre 2011)

mercredi 2 novembre 2011

La maison d'édition Fonfon

C'est avec grand plaisir que j'ai assisté récemment à une conférence organisée à l'université portant sur une jeune maison d'édition: les Éditions Fonfon. Par un début de conférence touchant, Valérie Fontaine, la conférencière et l'une des trois éditrices, nous a expliqué son entrée dans l'édition des livres et par le fait même, dans l'écriture de livres jeunesse. Oui, cette jeune femme, qui a d'ailleurs son baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, écrit aussi des livres qu'elle publie à même sa maison d'édition. Jusqu'à présent, peu de livres ont été publiés, car l'entreprise est grandissante. Par contre, la richesse des écrits est confié à un avenir prometteur. Les deux collections actives, Histoire de vivre et Histoire de rire, nous proposent des histoires à la fois touchantes et divertissantes. En tant que future enseignante, j'ai aimé la complémentarité des livres, soit des trousses pédagogiques pour les différents cycles du primaire, que l'on peut se procurer gratuitement à l'adresse suivante:
Que ce soit en stage ou dans votre propre classe, je crois qu'il sera apprécié de faire découvrir ces beaux livres, afin d'encourager la lecture chez les jeunes et d'encourager aussi une jeune maison d'édition qui mérite d'être découverte.

Mon photorécit

Voici une façon originale de vous présenter devant vos élèves. Dans le cadre de mon cours portant sur l'utilisation pédagogique des technologies, j'ai été invitée à en produire un et j'ai bien aimé l'idée. Parfois, il est facile de manquer d'idées lorsqu'on veut prendre le temps de se présenter chaleureusement à ses élèves. J'ai donc trouver cette méthode divertissante. Il est d'ailleurs intéressant d'inviter vos élèves à produire leur propre photorécit de présentation, ou encore sur un tout autre sujet. Vous pourrez ainsi apprendre à connaître les champs d'intérêts de vos élèves et surtout, les inviter à utiliser un nouveau logiciel.  Je vous invite donc à produire votre propre présentation à l'aide de photorécit, qui se télécharge gratuitement à l'adresse suivante:
Voici donc une courte présentation de moi...




mardi 1 novembre 2011

Comment faciliter l’appropriation de Power Point chez vos élèves?

O
n le sait et on l’entend de plus en plus, il est nécessaire de différencier notre enseignement puisque les enfants n’apprennent pas tous de la même manière. Ainsi, en ce qui concerne l’utilisation des TIC dans la classe, il est important de réfléchir aux différents moyens à mettre en place pour faciliter l’apprentissage des logiciels mis à leur disposition. De ce fait, je vous invite à parcourir mes idées sur comment faciliter l’appropriation du logiciel Power Point chez vos élèves.
Fournir un protocole
*      Premièrement, je vous propose de prévoir une bonne partie de votre gestion de classe en évitant des questions de toutes sortes. De ce fait, il serait judicieux que vous fournissiez à vos élèves un protocole, afin qu’ils apprennent étape par étape comment construire leur Power Point. Le protocole doit être simple, mais efficace. Pour ce faire, vous pouvez ajouter des captures d’écran qui permettront de visualiser concrètement la marche à suivre. Vous pouvez fournir le protocole déjà fait, mais vous pourriez aussi le construire avec vos élèves, ce qui favoriserait davantage leur appropriation du logiciel.
Organiser les sources d’aide
*      En tant qu’enseignant, il est facile de devenir surpassé par les questions des élèves. Pour ce faire, il vous serait utile de construire avec eux une affiche à placer dans un coin visible de la classe ou du laboratoire informatique. Sur l’affiche, vos élèves pourront se référer à différentes façons de répondre à leurs questions, sans venir automatiquement vous voir. Les différentes façons pourraient être : fouiller dans les outils de référence disponibles, demander l’aide d’un collègue de la classe qui est plus expérimenté, placer son nom sur la liste d’attente et continuer autre chose en attendant, mettre le serre-tête avec un point d’interrogation disposé sur le dessus (signe qui vous signifiera une question ou un problème à régler), etc. Le but sera de mieux gérer les questions et les apprentissages des élèves sans vous essouffler. Plus il y aura de questions répondues rapidement, mieux s’en trouvera l’appropriation du Power point chez vos élèves.
Concertation avec les parents et l’équipe-école
*      Actuellement, la collaboration avec les parents est très sollicitée, car on y reconnaît de plus en plus ses bénéfices sur les apprentissages des élèves. Il est important de valoriser le rôle des parents dans diverses activités scolaires, c’est pourquoi il s’avère judicieux de votre part de les inviter à participer au laboratoire informatique, notamment pour la réalisation du Power Point de leur enfant. En n’étant pas seul pour gérer la classe et les apprentissages des élèves, la gestion de classe sera évidemment plus facile et plus de réponses aux questions seront répondues.  Plusieurs parents ont de bonnes connaissances sur Power Point et peuvent fournir des conseils d’utilisation expliqués différemment, ce qui optimisera la compréhension des jeunes à l’égard du logiciel. Il va sans dire que la collaboration entre l’équipe-école est tout aussi recommandée, compte tenu qu’elle peut favoriser l’apport d’idées diversifiées, la multitude de techniques, l’élaboration d’une évaluation plus juste et plus adaptée aux contenus à faire apprendre, etc.
Modeler votre propre utilisation du Power Point
*      Une des meilleures façons d’aider les élèves à s’approprier Power Point est de les amener à l’utiliser non seulement pour communiquer, apprendre et s’informer, mais aussi pour devenir critique quant à son utilisation. Il peut avoir beaucoup d’avantages à utiliser Power Point, mais il existe aussi des limites dans son utilisation et il est important que vos élèves en prennent conscience. Pour ce faire, vous pouvez vous-mêmes l’utiliser de façon quotidienne, afin de modeler les exercices de façon critique devant vos élèves. En d’autres mots, si vous réfléchissez à voix haute sur ce que Power Point apporte, mais aussi ce qu’il vous empêche de faire ou encore sur les situations où il peut devenir plus nuisible qu’autre chose, les élèves développeront eux-mêmes une pensée critique à l’égard de  son utilisation pédagogique. Soit dit en passant, la façon de modeler la pensée critique de vos élèves pourra très bien accompagner une activité de démonstration (formule pédagogique) de Power Point.
L’enseignement par les pairs
*      Je vous propose aussi une autre façon d’aider les élèves à s’approprier l’utilisation de Power Point qui risque d’avoir de belles répercussions dans leurs apprentissages. La formule pédagogique employée ici sera l’apprentissage par les pairs, car les élèves retiendront 90% des informations s’ils l’enseignent aux autres (Sousa, 2002). Vous pouvez donc proposer aux élèves de former des équipes qui deviendront expertes d’un élément de Power Point. Par exemple, une équipe pourrait devenir experte de l’outil insertion, une autre de l’outil création, une autre de l’outil animations, et ainsi de suite. Le but sera donc de s’approprier l’utilisation de son outil en l’explorant et en l’analysant, pour ensuite être dans la mesure de l’enseigner à ses collègues de la classe. Chaque équipe devra trouver des moyens efficaces pour transmettre les informations d’utilisation pour que tous ensemble, les élèves réussissent à s’approprier Power Point. Bien sûr, un soutien de votre part sera de mise. Vous verrez votre petite communauté d’apprentissage créer leur propre leçon; ils seront réellement au centre de leurs apprentissages, ce qui ne fera que favoriser leur appropriation pour le Power Point.
       *Sousa, David A. Un cerveau pour apprendre, 2002
Le livret du bon Power Point
*      Pour faciliter l’appropriation du Power Point, il existe une bonne façon simple d’aider les élèves à construire leur document pour qu’il soit attirant pour les spectateurs. En fait, vous allez retirer de grands avantages à préparer un petit livret contenant les pièges à éviter dans la réalisation du Power point. Un bon enseignant qui désire exploiter les TIC avec ses élèves doit nécessairement être capable de contrer les distractions et les éparpillements auxquels font face les élèves. Ainsi, en fournissant à chacun « Le livret du bon Power Point », vous éviterez de répéter sans cesse vos attentes, de répondre à d’interminables questions et de voir des résultats de Power Point non conformes. Vous vous demandez quelles astuces inclure dans le livret? La longueur des phrases, le nombre de lignes par diapositive, la police et la taille d’écriture, les couleurs utilisées, les images, la surcharge des diapositives, etc. seront tous des éléments à inclure et combien utiles pour les élèves. Le livret se veut être un matériel accessible en tout temps et vous pourrez l’utiliser quand bon vous semble.
Classification de documents Power Point
*      Une autre façon originale d’aider les élèves à s’approprier la construction du Power Point est de les faire classer différents documents Power Point en ordre d’efficacité, établie selon les critères vus dans «  Le livret du bon Power Point », ou encore à la suite d’une discussion en groupe sur ce qui est bon ou pas dans un Power Point. Les élèves devront en effet classer les documents en analysant ce qui fonctionne bien ou pas dans un Power Point. L’activité se réalisera en équipe afin de permettre une interaction entre les apprenants et elle sera amenée comme étant un jeu. Sans s’en rendre compte, les élèves pourront mieux intégrer l’utilisation du Power Point. On ne cessera de le dire : un enseignant se doit d’être créatif et de varier ses interventions et dans ce cas, il s’agit d’utiliser une formule pédagogique originale; le jeu.
Établir une grille de suivi

*      Permettre l’appropriation d’un nouveau logiciel c’est aussi établir une façon de gérer la classe et de gérer les apprentissages de vos élèves. S’il vous arrive parfois d’être embêté à savoir où sont rendus vos élèves dans leur production, une simple façon est d’utiliser une grille de suivi propre à chaque enfant. À la suite d’une tâche complétée dans la construction du Power Point, l’élève pourra valider auprès de vous si tout a bien été fait. Puis, il pourra cocher vis-à-vis l’étape réalisée. La grille de suivi peut être accrochée dans le coin ordinateur de la classe ou encore sur une feuille personnelle que chaque enfant a en sa possession. Je vous suggère cette méthode simple, mais combien efficace pour ne pas perdre le fil de l’activité de production d’un Power Point et ainsi, ajuster le temps que vous accordez aux élèves. En voyant quels élèves sont plus avancés, vous pourrez trouver des activités d’enrichissement à leur fournir : autre façon de ne pas perdre le contrôle de la classe.
En espérant que ces différentes utilisations pédagogiques permettront une meilleure appropriation du Power Point chez vos élèves.